1er colloque de SAF France les 24 et 25 septembre 2009 Au Sénat PARIS
Grossesse et alcool : qu’en penser en 2009 ?
« Les troubles causés par l’alcoolisation fœtale, une réalité évitable méconnue qui coûte à notre société. La France pionnière de sa prévention en Europe ? »
Ce colloque a pour objectif de sensibiliser les pouvoirs publics sur tous les aspects de la problématique "Alcool grossesse": médicaux, médico-sociaux, sociaux , pédagogiques, économiques, politiques... mais aussi d'’exposer des expériences de terrain innovantes venant de différentes régions françaises mais aussi de l’étranger.
Il s'adresse donc à de nombreux publics : professionnels de la santé, du social, de l'Education nationale ,des associations de parents, association d'usagers, politiques ..
L’Académie Nationale de médecine reconnaît que la consommation d’alcool pendant la grossesse représente la première cause de déficience mentale et d’inadaptation sociale, non génétique et de surcroît totalement évitable.
Chaque année, en France, naissent 7000 enfants fragilisés (1% des naissances) par les effets de l’alcool sur le fœtus dont près de 700 atteints de la forme grave, le SAF[1], syndrome d’alcoolisation fœtale, (1 à 2 pour mille naissances). En comparaison, c'est 400 enfants porteurs de trisomie 21 qui naissent en France chaque année. Ils représentent dans certaines régions plus de 10% des enfants dans les structures médico-sociales pour enfants porteurs de déficiences mentales.
La toxicité de l’alcool sur le fœtus se traduit dans sa forme grave par le Syndrome d’Alcoolisation Foetale (SAF) comportant :un retard de croissance, des malformations mais surtout une atteinte cérébrale s’exprimant par des troubles cognitifs majeurs et des troubles comportementaux. Le plus souvent, cependant, les troubles causés par l'alcoolisation foetale(TCAF) sont moins sévères, mais l’atteinte cérébrale se traduit néanmoins par des altérations du développement, des difficultés des apprentissages scolaires, des troubles du caractère et des troubles du comportement générateurs de conduites d’exclusion sociale. Les difficultés s’exprimant souvent plusieurs années après la naissance, sont rarement corrélées avec l’alcoolisation de la maman durant sa grossesse.
L’exposition prénatale à l’alcool représente un facteur de risque pour le bébé à naître à tous les stades de la grossesse et, notamment à son début, risque qui est commun à toutes les variétés de boissons alcooliques (rhum, bière, vin, spiritueux, cidre…) et qui existe même lors des consommations ponctuelles.
Le coût ( soins, accompagnement réeducatif , éducatif, pédagogique...)d'un enfant atteint de TCAF se situe entre 0,6 et 3 millions d'euros en fonction de la forme clinique.
Hors, Il suffit que la maman arrête de prendre de l'alcool à la grossesse suivante pour éviter un nouvel enfant atteint.
L’appréhension de cette réalité le plus souvent pauci-symptomatique nécessite un rapprochement et une coordination de l’ensemble des professionnels œuvrant à l’accompagnement du développement de l’enfant, dès avant sa naissance jusqu’à l’âge adulte.